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09.05.2008
3e rencontre du CPC, en présence de Blaise Compaoré
La troisième réunion du Cadre permanent de concertation chargé de veiller à l’application de l’accord interivoirien de paix de Ouagadougou a débuté vendredi à Yamoussoukro, dans le centre de la Côte d’Ivoire, en présence du président burkinabè Blaise Compaoré.
Le président ivoirien Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro, co-signataires de l’accord de Ouagadougou, participent à cette 3e rencontre du CPC, de même que les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
Les travaux ont démarré en fin de matinée dans l’immense bâtisse de "la maison des députés" construite par les Chinois, a constaté un journaliste de l’AFP.
Selon le projet d’ordre du jour dont l’AFP a obtenu copie, M. Soro, également chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), présentera un rapport sur les avancées du processus de paix en Côte d’Ivoire.
Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Mambé, en charge de l’organisation des élections générales qui commenceront par la présidentielle du 30 novembre, fera également un rapport sur les activités de la commission.
Ensuite, un débat sera ouvert, avant l’achèvement des travaux prévu en fin d’après-midi. Un communiqué final fera des recommandations aux parties ivoiriennes.
A l’issue de leur dernière réunion le 24 janvier à Ouagadougou, les membres du CPC avaient convenu notamment de publier sur internet la liste électorale "authentique" des dernières élections de 2000 et de faciliter l’inscription sur les listes électorales des "nouveaux majeurs et des Ivoiriens qui ont bénéficié des jugements supplétifs d’acte de naissance".
Ils avaient également décidé de donner la possibilité à "tous" les partis politiques de commencer la campagne électorale à partir de février.
Le scrutin présidentiel a été sans cesse repoussé depuis octobre 2005, date de la fin du mandat du président Gbagbo, élu en 2000 à l’issue d’un scrutin émaillé de violences et fortement contesté.
L’élection présidentielle de novembre doit mettre fin à la crise politico-militaire qui avait éclaté en septembre 2002 après le coup d’Etat manqué des FN contre M. Gbagbo.
Depuis, la Côte d’Ivoire est coupée en deux entre un Nord rebelle et un Sud loyaliste.
Mercredi, des bailleurs de fonds internationaux dont la France, le Japon et les Etats Unis ont annoncé une aide de 115 milliards de FCFA (176 M EUR) à la Côte d’Ivoire pour financer l’organisation des prochaines élections et le programme de sortie de crise.
(Source AFP)
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