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02.07.2008
Rupture des négociations avec les mutins de l'ex-rébellion
Les premières négociations directes entre le chef d'état-major de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) et ses hommes qui se sont soulevés à Séguéla (centre-ouest de la Côte d'Ivoire) ont été rompues mercredi, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le général Soumaïla Bakayoko a brusquement quitté en début d'après-midi le camp où se sont retranchés les mutins, à l'extérieur de Séguéla, après avoir commencé à écouter leurs revendications.
Dans une ambiance très tendue, les porte-parole des 320 mutins présents ont affirmé au général Bakayoko reconnaître son autorité ainsi que celle du chef des FN, Guillaume Soro.
Mais certains ont violemment critiqué le nouveau commandant de la zone de Séguéla et réclamé le retour de leur ancien commandant, le chef de guerre Zacharia Koné, limogé le 18 mai pour "acte d'indiscipline" et qui depuis vit en exil à Ouagadougou.
"On veut voir notre chef Zacharia", a lancé l'un des mutins en colère, provoquant le départ du général Bakayoko.
Avant lui, d'autres mutins ont affirmé être victimes "d'attaques" menées par des éléments fidèles au nouveau commandant de la zone de Séguéla, le commandant Issiaka Ouattara, dit Wattao. Chef d'état-major adjoint des FN, le commandant Wattao assure depuis le 18 mai l'intérim de Zacharia Koné.
Les mutins ont également affirmé que la confrontation armée qui a eu lieu le 28 juin, au premier jour de la mutinerie, faisant un mort de part et d'autre, était de la responsabilité des hommes commandant Wattao.
"En présence de "Djakis"(surnom de Zacharia Koné, ndlr), on n'a jamais connu ça", a assuré un caporal.
"Nous avons commencé le combat ensemble, nous devons rester solidaires pour le terminer", a réagi le général Bakayoko, venu avec une délégation de son état-major, sous la protection de Casques bleus de l'ONU et de soldats français de l'opération Licorne.
"On ne règle pas les problèmes en se tirant dessus", a-t-il ajouté en déplorant ces affrontements entre ex-rebelles qui doivent aussi présenter leurs "excuses" à la population.
Après son départ, un cadre de l'ex-rébellion a demandé aux mutins de s'organiser pour formuler des revendications claires avant de reprendre les négociations.
Le général Bakayoko devait se rendre dans l'après-midi à Vavoua, une ville voisine située à 70 km au sud, pour rencontrer d'autres ex-combattants qui se sont également soulevés le 28 juin.
Toutefois, ces derniers n'ont pas réclamé le retour de Zacharia Koné. Ils ont en revanche exigé le versement immédiat des primes de démobilisation prévues dans le cadre du programme de démobilisation, inscrit dans l'accord de paix signé en mars 2007 entre les FN et le président Laurent Gbagbo.
(Source AFP)
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