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17.07.2008
Des fonctionnaires réclament le paiement de leurs primes "jusqu’au 15 sept"
Le Mouvement des fonctionnaires redéployés de Côte d’Ivoire lance un ultimatum jusqu’au 15 septembre pour le paiement intégral des primes des agents de l’Etat dans le cadre du redéploiement de l’administration en zone ex-rebelle, selon son secrétaire général Charles Rabet, au cours d’une manifestation mercredi devant les locaux de la préfecture de Bouaké (centre).
"Nous sommes là pour certains depuis 2006, pour d’autres depuis 2007, ceux qui ont le moins duré ont fait au moins un an et jusqu’aujourd’hui on a eu aucun centime de ces primes", a déclaré M. Charles Rabet, secrétaire général des fonctionnaires redéployés en zone sous contrôle de l’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN).
Selon M. Rabet, cette manifestation a eu lieu pour protester contre la mise à l’écart du Mouvement des fonctionnaires redéployés dans le chronogramme sur la reprise des activités des services publics en zone ex-rebelle par le Comité local pour le redéploiement de l’administration piloté par le préfet, alors qu’ils représentent les acteurs les plus concernés au premier plan.
"Nous avons donc interpellé les autorités compétentes pour leur faire savoir notre mécontentement et notre désarroi. Il était dit que ces primes devraient être payées par le Comité National de pilotage et de redéploiement de l’administration (CNPRA) et ce deux semaines après l’installation et la prise de service du fonctionnaire", mais rien n’a été fait, a-t-il lancé.
"Nous avons été ignorés, oubliés et écartés dans l’établissement de ce chronogramme. Nous ne pouvons pas accepter cela donc il fallait qu’on vienne exprimer notre état d’esprit à monsieur le préfet parce qu’il est le président du comité départemental du Cnpra et lui demander d’appeler (l’instance nationale) pour qu’on nous convie (aux discussions) parce que nous avons quand même un certain nombre d’exigences", a-t-il poursuivi.
II a souligné que les fonctionnaires redéployés refusaient le paiement des primes d’installation et d’incitation par tranche, exigeant l’entièreté de leur "argent parce que la période des tranches est surannée, est elle est rétrograde".
"Il y a longtemps qu’on avait promis cela, on ne veut plus de cet argent en tranche, on le veut entièrement parce qu’on a déjà engagé tellement de dépenses pour réhabiliter des maisons", a confié M. Rabet, précisant que son mouvement souhaitait "être associés activement aux activités du Cnpra pour tout ce qui concerne le paiement des primes".
"12 mille fonctionnaires" attendent de recevoir leurs primes d’installation et d’incitation en zone ex-rebelle. Déjà les premiers groupes, notamment ceux qui étaient là depuis que la guerre ont perçu la totalité de leurs dus au "30 juin 2006". Le deuxième groupe, qui devrait être payé à partir du 30 juin 2006 est toujours en instance, a-t-il ajouté.
II a révélé que pour les catégorie B3, ceux-ci devraient percevoir une prime de 400 mille FCFA, les catégories A 500 mille FCFA et les catégories C 300 mille FCFA.
"Pour faire le programme le Cnpra fait appel aux organisations des fonctionnaires. Ici à Bouaké il a (choisi) la Coordination des personnels titulaires de l’enseignement (Copte) qui est une association d’enseignants, alors que nous sommes une association de tous les fonctionnaires redéployés", a-t-il conclu.
(Source Alerte info)
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