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17.07.2008
La grève générale paralyse l’administration
Le mot d’ordre de grève générale d’avertissement, de 48 heures, décrété mardi dernier à Abidjan par trois centrales syndicales du pays a été relativement bien observé dans la capitale économique, a constaté la PANA sur place.
La grève a été lancée par l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI), la principale centrale syndicale du pays, la Fédération autonome des syndicats de Côte d'Ivoire (FESACI) et la Confédération générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (CGT-CI).
En effet, à la mi-journée ce jeudi, le trafic n’avait pas retrouvé son cours normal. En dépit de l’appel lancé, mercredi en fin de journée, par certains responsables syndicaux, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, la plupart des chauffeurs et transporteurs n’avaient pas repris le travail.
Comme les jours précédents, Abidjan a les allures d’une ville morte, avec une très forte présence policière à divers endroits de la ville, où se sont constituées de longues files en direction des différentes communes de la capitale administrative.
Les stations services qui, toute la journée d’hier, avaient été prises d’assaut par une foule d’automobiles paniqués par la perspective d’une interruption de la distribution de carburant, sont cependant restées ouvertes et assurent à peu près normalement leurs activités.
S’ils sont restés ouverts, les différents marchés d’Abidjan ont vu leurs stocks de denrées de première nécessité baisser considérablement, du fait de la difficulté qu’éprouvent depuis soixante-douze heures, les commerçants à acheminer leurs produits vivriers sur la ville.
Cette situation a eu pour conséquence première le renchérissement de la plupart de ces produits, qui ont augmenté dans une proportion allant de 45 à 100%, au grand dam des ménagères qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Selon des sources concordantes, le gouvernement ivoirien qui, dans un communiqué lu au journal de 20 heures de la 1ère chaîne de la Radio-télévision ivoirienne (RTI), avait qualifié le mouvement de grève d’"illégal", en proférant des menaces de sanction à l’encontre des grévistes, a pris langue avec les responsables de l’UGTCI et les différentes organisations de la Société civile impliquées dans l’opération "Abidjan, ville morte", pour des négociations qui pourraient avoir lieu dans la journée.
On rappelle que les chauffeurs et les transporteurs exigent une baisse des prix du carburant, qui ont connu une hausse de plus de 40%, avant de reprendre le travail. Les syndicats exigent, pour leur part, une revalorisation substantielle des salaires.
(Source Pana)
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